Dimanche 4 février 2007

Hier matin, j'ai fait un petit détour dans ma grande surface habituelle!

Je sais, je sais, méa culpa, pardonnez moi j'ai péché! Je savais que c'était pas bien, mais je voulais absolument le petit dessous en solde très jolie que j'avais repéré, et comme nous organisions en dernière minute un repas entre amis, je suis allé au plus pressé. Ce n'est pas une bonne excuse, je sais mais cette confession me soulage ;-).

Néanmoins, ce petit écart de conduite me permet d'entrée dans une petite réflexion.

Bon je vous passe le fait que j'ai vu une grosse promotion de fraises d'espagne pas du tout de saison (et rien que cette promo affichée me donnait des remords d'estomac avant de franchir la porte... Mais bon, fallait pallier au plus pressé, méa culpa méa culpa!)

Ma réflexion débute plutot à mon arrivée en caisse, où une famille, qui m'a paru plutot sympathique, déposait ses articles sur le tapis roulant. Un tonne d'article qui s'accumulait, leur consommation était assez impressionant... Mais faut bien nourrir son monde. Au final, ces braves gens ont déboursé 250€ rien qu'en course! Et là, j'ai essayé de les imaginer dans mon magasin bio, où les rayons ne sont pas très garnis... Seulement rien à faire, ils ne rentraient pas dans le cadre.

 

Est il possible pour une grande famille d'acheter bio et responsable?

Est il possible d'arriver à changer les habitudes de toute une famille complète parents et enfants?

J'ai un doute.

En effet, à moi toute seule, je peux décider de réduire ou de changer mon alimentation ou ma consommation, ça ne dépend que de moi. Mon ami accepte la cuisine que je lui propose et meme s'il peut trouver certains choix un peu hors  normes, il les respecte, c'est pour moi le principal. Mais aurais je été capable d'appliquer cette modification de mon mode de vie si mon ami habitait avec moi, ou si j'avais une famille nombreuse avec des enfants habitués à regarder la télé ou à manger des hambergers, aurais je pu changer?

Vraiment, j'ai un doute. J'ai un doute que ce nous faisons à petite échelle, soit applicable à grande échelle. ça ne m'empeche pas de continuer maintenant que j'ai commencé car cela fait parti de mon code de valeur et aussi parce que je sais que maintenant que j'ai commencé, la famille que je créerai baignera dans cette philosophie de vie. Mais voilà, je garde le doute que cela soit applicable à l'ensemble de la population?

Par Mary - Publié dans : Réflexions personnelles
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Mercredi 31 janvier 2007

        Eviter les grandes surfaces, tel est mon objectif principal pour le mois de février. Je ne souhaite vraiment plus participer à cette économie de marché où notre argent revient toujours aux plus riche,s laissant tomber le petit commerçant de quartier.

        Comment éviter les grandes surfaces sans que ce soit une prise de tete? Ben oui, vous savez comme moi, que la grande surface regroupe en un seul point tout ce dont j'ai besoin ainsi je peux faire mes courses en une seule fois, ce qui me simplifie grandement la vie, ce qui est quand meme un des but de la simplicité de simplifier, pas d'accord?

Me voilà donc entrain de réfléchir aux possibilités qui me sont offertes.

       

        Un magasin appelé "bio marché" qui vend des produits bio.

    Avantages : Produit bio régional (autant que faire se peut), petit commerçant local (seulement 55 clients par jour; il mérite qu'on le soutienne).   

    Inconvénients : un peu cher (la farine de sarrazin de meme marque que Satoriz est plus chère, tout en reconnaissant que Satoriz est devenu une moyenne surface), 5minutes de voiture, rayon pas toujours bien garni (par exemple aujourd'hui, pas de creme fraiche alors que j'en consomme un à deux pots par semaine)

       
          
        Une biocoop sur mon trajet de travail à pied.
    Avantages : bio moins chers, sur mon trajet de travail à pied...    
    Inconvénients : produit bio pas toujours local, déplacement à pied donc peux pas porter de charges lourde, biocoop est comme satoriz une moyenne surface et j'ai peur qu'ils tombent dans le vice "grande surface" (quand pensez vous?)


        Les halles avec agriculteur bio.
    Avantages : Produits locaux, faire travailler des agriculteurs, moins d'intermédiaires donc prix réel, produit cueilli la veille, à proximité de mon travail.
    Inconvénients : ouverture de 6h à 13h (pas évident quand on bosse, il n'y a qu'entre midi et treize que je peux y aller à moins de me lever à 5h30?), déplacement à pied donc je ne peux pas acheter autant que je ne le voudrais (les pommes et les oranges augmentent rapidement le poids du sac)

        Grand frais :
    Avantages : se situe sur le trajet retour de "bio marché" (donc quand il manque quelque chose à bio marché, je peux m'arreter à Grand frais pour compléter), produits variés (pas que des légumes, mais aussi de la viande, des yaourts, du fromage et de la creme fraiche ouff!!) et locaux pour les produits de saison.
    Inconvénients, faut prendre la voiture, produits rarement bio..

       Agriculteur en dehors de la ville :
  Avantage : Produits strictement de saison, local, ami d'ami, prix très attractifs, achat en grande quantité pour faire des confitures de melon (mmm)
  Inconvénients : Faut prendre la voiture, ne produit pas en hiver.

        Voilà l'évantail des possibilités qui se présentent à moi. Aujourd'hui j'ai fait un tour à "bio marché" et grand frais. Je pense avoir tout ce qu'il me faut jusqu'à mercredi prochain, mais j'ai déboursé 80€.

Pas toujours facile de se simplifier la vie!!

Par Mary - Publié dans : Défi Bio
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Lundi 29 janvier 2007
Je réfléchis tout haut!

Je viens de relire l'article de Rapoza avec ses commentaires judicieux sur l'article intilé "de quoi pourrais je me passer?"

Et c'est vrai que nous n'utilisons pas tout en permanence dans notre quotidien. Certaines choses nous sont utiles mais pas quotidiennement. ça serait bien si on pouvait arriver à mutualiser les moyens. Surtout en ville qui présentent de gros inconvénients non écologiques, mais qui rapproche les citoyens avec des immeubles immenses où l'on pourrait regrouper les besoins.

Par exemple la machine à laver, c'est vrai qu'on ne l'utilise pas souvent et pour les gens qui habitent en immeuble,  ça serait bien d'avoir un local réservé, avec une ou deux machines à laver, des fers à repasser à disposition et d'autre matériel dont je n'ai pas encore idée, aspirateur peut etre (pour ceux qui l'utilise).

Comment gérer cela? car tout le monde n'est pas aussi raisonnable et il pourrait y avoir des abus.
Peut etre en remettant au gout du jour le role de concierge d'immeuble (création d'emplois), et en prévoyant dans les charges locatives l'entretien des appareils. C'est une idée!


L'avantage serait que, non seulement le matériel serait mieux rentabilisé, mais en plus les locataires d'un immeuble pourraient se rencontrer au lieu de se croiser dans le couloir de bon matin encore à motié endormi.

Et à quand la bibliothèque d'immeuble où nous pourrions exposer les livres que nous ne lisons plus?

D'autres idées?
Par Mary - Publié dans : Changer le quotidien
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Vendredi 26 janvier 2007

Hé, oui, comme je vous l'ai dit y a trois jours, ça y est, je peux faire la tri sélectif.

Pour moi c'est facile, je ne stocke pas longtemps ce que je dois jeter puisque je passe devant la poubelle de tri tous les matins, alors j'y dépose une boite par ci, un bidon par là. C'est pratique, car dans mon petit appart, je n'ai pas la place pour stocker les choses, alors je jete au compte goutte avant le lever du soleil! et il fait gla gla! 

La poubelle n'est pas très garnie malgré le nombre d'appartements de mon immeuble. Mais c'est vrai qu'on est assez mal informé. J'ai mis un moment à trouver où les containers avaient été plaqués. Peut etre devrais je mettre un mot sur le panneau d'affichage, pour les personnes qui se sentent concernées, mais qui n'ont pas trouvé?

Oui c'est une bonne idée!

Par Mary - Publié dans : Défi Bio
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Jeudi 25 janvier 2007

Gla gla gla, aujourd'hui, il fait bien froid, avec un bon vent cinglant. J'étais bien contente d'avoir mon kit bonnet-gant écharpe sous la main. ça fait du bien ce froid hivernal, moi ça me ravigotte. Bizarre, pour beaucoup d'entre nous l'hiver est déprimant. D'habitude, moi aussi je traverse toujours difficilement les déprimes hivernales, mais cette année, je suis ravie. Comme quoi les mentalités changent, les préjugés aussi.


Bon, si j'écris ce courrier aujourd'hui, ce n'est pas pour parler de ma bonne humeur (quoi que, tout est sans doute lié), mais plutot de mes préjugés qui commencent à s'envoler petit à petit, au fur et à mesure de nos enrichissantes discussions entre novices et pro de la simplicité, et aussi au fur et à mesure de mes recherches.

Je sens qu'au fil de nos discussions, plus au moins opposées et diversifiées voire assez souvent concordantes, je sens que je me rapproche de MA vérité. J'insiste bien sur le MA, car il s'agit de ma façon de voir en construction, toujours en débat, toujours contente de partager des avis divergents... Ma vérité n'est pas figée, mais elle me corresponde à l'instant où j'écris cet article, sans aucun jugement pour qui que ce soit.

Voilà, les gants d'hiver sont bien mis pour ne froisser personne, donc passons à ma vérité.


Dans les profondeurs de mon petit esprit, je suis contre les manipulations de toutes sortes : que ce soit les chantages affectifs, les manipulations financières (soldes, crédit offerts, achetez en trois pour le prix de deux meme si vous n'en avez pas besoin, c'est moi cher), les manipulations politiques, les manipulations médiatiques... Tout cela, bien que comme beaucoup j'y sois encore plongé dedans certaines, me met assez mal à l'aise et je crois que  par mes réflexions continuent, je suis en voie de guérison.

Je suis aussi contre les monopoles, les personnes trop riches, les personnes trop pauvres, les abus de pouvoir, le pouvoir par l'argent, l'économie de marché, la surexploitation, la surconsommation...

Si si, je réfléchis à tout cela à mes heures perdues.

D'un coté, ces révélations sont bien jolies, mais que puis je y faire me direz vous? (euh je me le suis dit aussi!).

Et puis en cherchant des informations sur le net, je suis tombée sur la légende du colibri :

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit « Colibri ! Tu n’es pas fou ! Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? ! » Le colibri lui répondit alors : « Je le sais, mais je fais ma part ». La légende raconte que chaque animal se sentit concerné, que chacun à sa manière fit sa part et que la forêt fut sauvée ! ! »

 Meme, si j'ai toujours du mal à croire qu'à ma petite échelle, je puisse apporter ma goutte d'eau, cette légende me touche profondement. Et je commence en effet à croire que chacun, meme moi, petite citoyenne anonyme qui manque encore beaucoup de confiance en elle meme, peut faire quelque chose pour défendre mes idées.

Cette légende est presque comme une thérapie instantannée contre mes doutes. Oui je peux agir selon ce que je crois juste et en plus je suis capable d'agir avec mes moyens.


1) Pour lutter contre les monopoles, je vais minimiser mes achats en grandes surfaces : je vais essayer de n'y aller plus qu'une fois par mois, en achetant en gros mon eau ou la nourriture pour mon minet ou des trucs dont je ne me sens pas encore capable de me passer.

2) Pour défendre l'agriculture locale : je vais retourner faire un tour au nouveau marché bio dont j'avais parlé sur mon blog , il y a quelques temps. Mon échelle de valeur d'achat est production local et bio, à défaut production locale, à défaut production nationale et bio, et à défaut production supra nationale impérativement bio. Et acheter ce qu'il me manque avant mon retour en grande surface dans des petits magasins de quartier.

3) Je peux aussi faire un peu de potager au balcon. Plusieurs sites m'en ont convaincus dont celui ci et celui là. Je ne pensais pas qu'au delà des herbes de aromatiques c'était possible... Hé bien ci! encore un préjugé qui saute en beauté.

4) Je continue à cuisiner mes plats maison comme cela fait un an que je le fais sans acheter de plats cuisinés.

5) Je développe ma créativité en faisant un maximum de choses pour le plaisir par moi meme.

6) Je continue à limité ma télé, j'en suis à 1 heure par jour à cause d'une série dont je n'arrive pas à me passer.... Faut bien s'accorder des petits plaisirs.

7) Je m'informe au maximum sur les prix. Pourquoi un produit est il si cher? Quels en sont les bénéficiaires, qu'est ce qui est inclu dans le prix. Un exemple qui me fait encore réfléchir : Une association d'agriculteur dans le gard vend ses produits à des prix que je trouve élever... Car, 65% du prix réel du produit va dans les mains de l'agriculteur, 5,5% passe dans la TVA et 25% dans les mains de l'association. Mon jugement critique me dit que 25% ça fait beaucoup sachant que des frais de préparation de panier sont ajoutés en plus. ça fait beaucoup, mais au moins je sais à quoi correspond le prix.

8) Je vais vraiment peser mes futures acquisitions  (sans me priver car malgré moi, j'ai tendance à ne jamais vouloir acheter le nécessaire), en pesant les priorités, mon budget, la provenance du produit, le prix.. Tout sera pris en compte.

9) Je prends le temps pour chaque chose. Le temps ce n'est pas de l'argent, le temps c'est la vie, c'est du plaisir...

10) Je n'hésite pas à discuter avec les gens pour échanger des informations, des idées ou des services.


Bon voilà pour l'instant. C'est déjà bien non? D'autres idées à me proposer? Des critiques à faire par rapport à mes préjugés?...

Par Mary - Publié dans : Ma psychologie volontaire
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